Le reboisement du massif de l'Aigoual

Au XIXè siècle l'Aigoual n'est plus qu'une montagne dénudée. L'exploitation intensive de la forêt et la pression du pâturage transhumant associées au climat de l'Aigoual ont été à l'origine de crues dévastatrices.
A la riche végétation de ces pâturages, qui leur avaient mérité le nom d'Hort de Dieu -" Jardin de Dieu "-, succèdent des pâturages à bruyère et d'affreux ravins.
En 1856 et 1857, dans ces vallées blotties au pied de l'Aigoual, de terribles crues et les tonnes de pierres roulées par les flots emportent et ruinent les filatures et les moulins. Un premier avertissement qui ne devait pas tarder à avoir une suite désastreuse. Le 4 octobre 1861, les nuages du sud-est accumulés pendant trois jours sur les cimes de l'Aigoual fondent tout à coup précipitant dans la vallée de telles masses d'eau et de pierres que toutes les routes sont coupées, les usines ravagées, les prairies emportées… C'est le début de l'application de la loi du reboisement. La commission du Gard produit le 17 octobre 1863, un projet de périmètre obligatoire de 924 hectares. Il n'y fut pas donné suite. La situation devenait grave, et c'est dans ces circonstances que le chef du service des Reboisements, M. Grosjean à l'idée de créer un vaste massif protecteur sur la montagne de l'Aigoual constitué de forêts domaniales...
 
 
page 1 / 2 [ lire la suite ] Le "Lit de L'Hérault" à la jonction du ruisseau de la Serreyrède